15 octobre 2019

Centre de plongée Blue Note Cozumel, Mexique

Scuba dive center BLUE NOTE, PADI diving resort Cozumel Mexico

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Un petit peu d'anatomie

Par ancien utilisateur, à 16h01 dans Faune et Flore | 0 commentaire
Sous le terme de poissons , on désigne des êtres vivants aquatiques très variés qui ont comme points communs de posséder des branchies pour respirer et des nageoires pour se déplacer. Les poissons typiques tels que nous les concevons en général possèdent une colonne vertébrale ; ce sont des vertébrés . Entant que vertébrés, il possède un squelette dont la partie essentielle est la colone vertébrale, l'arête centrale. Les poissons n'ont pas tous la même forme, mais ils disposent tous d'écailles, yeux, bouche, opercules, nageoires pectorales, nageoires pelviennes ou ventrales, nageoire anale, nageoire caudale, pédoncule caudal ou nageoire adipeuse, nageoire dorsale ou rayons épineux, ligne latérale et anus.

Les écailles:
Les écailles sont constituées d’un matériau proche de notre dentine, appelé cosmine qui grandissent en même temps que le poisson. Elles offrent aux poissons une meilleure résistance à l’eau. Elles les protègent aussi contre les différentes maladies, les agents toxiques de toute nature et les parasites. Ensuite, elles améliorent leur aérodynamisme, car leur peau est ainsi lissée. Enfin, elles ont également un rôle de protection contre les éraflures. Elles font parties intégrantes du corps du poisson car elles sont fixées directement sur le derme.



Les yeux:
Les yeux des poissons sont dépourvus de paupières et sont placés sur le coté. Les poissons sont sensibles aux mouvements, aux formes et aux contrastes de couleurs.
Les poissons ont généralement une bonne vue. Leur vision couvre un champ très large qui peut atteindre environ 180° par œil. Une zone aveugle est située à l’arrière du poisson c’est à dire derrière sa nageoire caudale.

La bouche:
La bouche peut avoir une orientation variable en fonction des habitudes alimentaires. Les poissons de surface auront une bouche dont l'ouverture sera dirigée vers le haut afin d'attraper la nourriture à la surface. Les poissons de font auront au contraire une bouche orientée vers le bas pour attraper la nourriture se déposant sur le sol. Souvent une des extrémités (voire les deux) sont pourvues de barbillons qui les aident à détecter les aliments. Leur rôle est essentiellement tactile et sensitif. La majorité des poissons ont une bouche orientée vers l'avant de la tête pour attraper la nourriture en nageant. La bouche des poissons est pourvue de papilles gustatives qui leur permettent de reconnaître les goûts et de rejeter ce qu'ils n'aiment pas.

Les opercules:
Les opercules sont des plaques osseuses qui ferment les ouïes des poissons. Ces os sont souvent finis par une à trois épines dirigées vers l'arrière chez les poissons les plus évolués. Les opercules permettent la respiration du poisson , elles se soulèvent et s'abaissent pour permettre à l'eau de sortir ou de rentrer. L'eau qui ressort au niveau des opercules possède moins de dioxygène et plus de dioxyde de carbone. Les organes respiratoires du poissons sont situés entre la bouche et les opercules.

Les nageoires:
Suivant les espèces, les poissons n'ont pas toujours le même nombre de nageoires et celles-ci ont une utilité précise. Les nageoires sont reliées à des muscles leur permettant d'être repliées ou déployées.
- Dorsales  et anales : Servent à la stabilité du poisson à l'arrêt. 
- Caudale: Sert de propulsion avec le pédoncule caudale.
- Pectorales: Elles permettent au poisson de tourner, de freiner et de ventiler les oeufs lors de la reproduction.
- Pelviennes: Elles servent à se diriger et aussi à de différentes fonctions suivant les espèces, tel le transport des oeufs chez les "corydoras", ou alors chez les gouramis, munies de pastilles gustatives, elle permettent la recherche de nourritures ...
Chez d'autres espèces, les nageoires jouent aussi le rôle de défenses tel chez les "Balistes", ils s'en servent pour se bloquer dans les rocher, et sont ainsi indélogeables, ou chez d'autres espèces qui déploient leurs nageoires afin d'essayer de décourager le prédateur.

La ligne laterale:
Plus ou moins visible en fonction des espèces, la ligne latérale est une série de pores alignés sur les 2 côtés des poissons. Arrivée de terminaisons nerveuses, elle leur permet de ressentir les vibrations de l'eau. Un influx nerveux part alors vers le cerveau et permet la transmission d'informations utiles telles que la vitesse, les mouvements aux alentours, les obstacles et se diriger dans l'obscurité.

Le saviez-vous?
Les poissons possèdent six sens : la vue, l'ouie, l'odorat, le toucher, le goût, ainsi que le sens vibratoire que ne possède pas l'homme. Pour nombre d'espèce, la vue n'est pas primordiale : c'est le cas des espèces qui évoluent dans des eaux noires ou troubles. C'est là qu'intervient le sixième sens. La localisation de ce sens se trouve sur la ligne latérale constituée de canaux internes ouverts à l'extérieur par des pores. Ces canaux sont le siège de récepteurs sensoriels sensibles aux variations de pression de l'eau. Ils sont donc informés des mouvements d'eau provoqués par les autres animaux mais également des échos issus par leur propre mouvement : ce sixième sens est un petit sonar. La ligne latérale est visible chez la plupart des poissons : de l'opercule au pédoncule caudal.

Les tortues à Cozumel

Par ancien utilisateur, à 19h26 dans Faune et Flore | 0 commentaire
Comment de pas rester ébahi devant ces majestueuses et paisibles tortues marines. Afin de mieux les connaitres, voici un descriptif des 3 tortues que l'on peut rencontrer durant vos plongées à Cozumel.


La tortue verte

Les plus grands spécimens atteignent 1,50 m de long pour un poids supérieur à 250 kg. La taille moyenne se situe à 1,10 m pour un poids d’environ 130 kg.
Cette tortue doit son nom de « verte » non pas à sa couleur mais à la teinte verdâtre de sa graisse. Comme chez les autres tortues marines, la carapace est arrondie pour assurer une nage hydrodynamique.   Les membres antérieurs (longues et profilées) sont dévolus à la propulsion car de forme allongée et les membres postérieurs, courts et palmés, sont utilisés comme gouvernail.
La tortue verte est d’ailleurs la tortue marine la plus rapide puisqu’elle atteint les 35 km/h. Elle est capable de rester en apnée pendant 3 heures et descend parfois jusqu'à plus de 50 m pour se nourrir. Ses poumons  restent remplis d'air au repos. Ceci leur permet de faire une longue pause, yeux fermés, en flottant doucement dans l'eau.  La tortue verte n’a pas une bonne ouïe, mais sa vision semble très bonne et son odorat est excellent. Jeune, la tortue verte est carnivore : elle se nourrit de vers marins, de mollusques et d’œufs de poissons. Adulte, elle devient strictement végétarienne et broute les algues et les plantes aquatiques qui poussent à faible profondeur le long des côtes. La tortue verte passe la majeure partie de sa vie dans l’eau mais cependant elle peut également être observée en train de prendre un bain de soleil sur les plages.




Leur menace : Les tortues vertes sont chassées pour leur viande dans beaucoup de pays tropicaux. Le cartilage de la tortue verte est le principal ingrédient de la soupe à la tortue. On estime qu’environ 10.000 tortues sont tuées chaque année dans l’archipel Indo-Australien. Le commerce illégal fait également beaucoup de dégâts. Chaque année, les braconniers capturent 30.000 tortues vertes rien que dans la péninsule de Basse Californie. Le commerce international de produits tels que le cartilage de tortue verte amplifie cette menace. Les tortues vertes sot aussi victimes de maladies. Presque 70% des tortues retrouvées sur les plages sont atteintes de fibropapillomatose, une tumeur potentiellement mortelle pour les tortues marines. Les scientifiques pensent qu’elle peut être causée par la pollution marine qui s’écoule depuis les terres. On retrouve également des tortues vertes prises dans les filets et les lignes de pêche.


La tortue imbriquée

La tortue imbriquée, également appelée tortue à écailles ou tortue à bec de faucon, peut avoir une taille moyenne de 100 cm (taille de carapace en longueur droite : 80 cm) pour un poids de 70 kg ; mais certains individus ont une taille de carapace en longueur droite de 100 cm et atteignent 130 kg. Sa forme et sa couleur  varient selon l’âge. Les juvéniles présentent une carapace avec des écailles brunes assez foncées, couleur de la corne.
 Plus âgée, la tortue à écaille ressemble beaucoup à la tortue verte avec laquelle on l’a confond parfois.
Cette forme caractéristique de la mâchoire supérieure lui a valu son surnom de tortue à bec de faucon.
Le surnom de tortue imbriquée lui vient des écailles de la dossière, qui sont imbriquées les unes sous les autres, un peu comme les ardoises d’un toit.  Les mâchoires sont jaunâtres et la mandibule inférieure est en forme de V. Les pattes ou palmes antérieures dont dotées de deux griffes et sont destinées à la propulsion, tandis que les pattes antérieures servent de gouvernail.
Irascible, elle mord tout ce qui passe à sa portée. Son cou, très mobile, lui sert à saisir les proies. Elle peut également poursuivre un poisson sur de longues distances.
Son régime alimentaire est très varié et se compose de poissons, de crustacés, de méduses, de la célèbre et dangereuse physalie, d’algues brunes et de mollusques. Cependant, dans les récifs coralliens, elle se nourrit essentiellement d’éponges.D’après les études, elle sélectionne soigneusement certaines espèces d’éponges. Son bec saillant est bien adapté au découpage des éponges. 
Elle est immunisée contre les éponges toxiques. 
La tortue imbriquée vit presque essentiellement dans les eaux tropicales de tous les océans du globe. On la trouve le plus souvent à proximité des récifs coralliens où elles trouvent refuge dans les grottes sous-marines, mais on peut l'observer également dans les lagunes, les baies, les estuaires ou en pleine mer lors des phases de migration. Elle peut effectuer des trajets migratoires séparant les lieux de nourrissage des aires de pontes, qui peuvent atteindre 1.600 km. Elle est capable d’atteindre des pointes de vitesse de 24 km/h sur une distance de 5 km et de rester plus d’heure sous l’eau à une profondeur de 70 mètres. Mais la plupart du temps, elle se laisse porter par les courants marins et s’orientent grâce au champ magnétique terrestre. Il est probable également que pour retrouver un lieu de ponte, l’odorat et le goût jouent un grand rôle. En effet, l’eau de mer n’a pas le même goût selon la localisation géographique, et il n’est pas impossible que ce dernier soit mémorisé par l’animal afin de retrouver son lieu de ponte ou de nourrissage plus aisément. Comme d’autres espèces, la tortue imbriquée est parasitée par les algues et les balanes, et escortée par des poissons rémoras rayés. La tortue imbriquée adulte n’a que peu de prédateurs, mais parmi eux figurent le requin tigre et le requin bouledogue.

Leur menace: La tortue imbriquée est encore chassée de nos jours pour sa carapace, ses écailles très colorées très prisées en lunetterie, et sa chair. Elle a également été la victime de prélèvements insensés d’œufs en Indonésie dans les années 1990, et est régulièrement capturée dans les filets traînants. Les dérangements humains et les prédateurs ont également contribué au déclin de l’espèce qui est en danger critique d’extinction. Dans certains secteurs, ce sont les aménagements touristiques hôteliers qui sont en cause. Les populations de la mer Rouge, du golfe d’Aden, de la mer d’Arabie, du golfe d’Oman et du golfe arabo-persique sont particulièrement menacées par la pollution aux hydrocarbures et par la guerre. Dans l’avenir, les îles Tahmadoon, Khan, Nakhiloo et Ummol-Karam du parc national de Dayer-Nakhiloo (province de Bushehr) en Iran, qui sont déjà le refuge de centaines de milliers d’oiseaux migrateurs, pourraient devenir l’un des lieux de ponte les plus importants dans ce secteur du globe.


La Tortue Caouanne

La longueur droite des carapaces de caouannes peut être située entre 70 cm et 120 cm, mais la majorité des individus présente une carapace de 80-90 cm (LD). Le poids moyen des adultes est de 80-100 kg, bien que certains individus puissent atteindre les 200 kg.
Les caouannes ont généralement une dossière de couleur brun orangé à brun rougeâtre, voire chocolat avec les bords extérieurs souvent jaunes orangés. La tête de la caouanne, particulièrement grosse, est pourvue d’un bec fort et puissant. Son cou est trapu, partiellement rétractile et court : ce « raccourcissement » est une adaptation à la vie marine. Autre adaptation à la vie marine, les pattes se sont aplaties en palettes natatoires. Les pattes avant servent de propulseurs, les pattes arrière de gouvernail et de stabilisateur : cela lui permet la nage en haute mer. La tortue caouanne est migratrice. Elle peut parcourir des milliers de kilomètres entre ses lieux de vie et les aires de reproduction. Ces dernières n'étant pas toujours strictement les mêmes. Il lui arrive souvent de remonter à la surface pour se réchauffer au soleil en se laissant porter par les courants. La tortue est souvent accompagnée de poissons-pilotes qui espèrent profiter des restes, et la carapace est fréquemment colonisée par des algues ou des balanes. La tortue possède un grand sens de l’orientation et une grande perception de sa localisation géographique. À proximité des côtes, elle suit le sens des vagues, et en pleine mer elle se repère grâce au champ magnétique terrestre. Si l’adulte a peu de prédateurs hormis quelques espèces de grands requins, les bébés et les juvéniles risquent gros dès l’éclosion. En effet, les bébés tortues sont victimes des oiseaux marins et échassiers, des lézards, des gros poissons, des céphalopodes ou de mammifères du type coatis ou mangoustes. 
La tortue caouanne se nourrit de mollusques, de crustacés, de méduses et de physalies ou autres invertébrés marins tels que les anémones de mer ou les vers, parfois de poissons syngnathidés qui possèdent une faible vitesse de fuite, qu'elle déchiquète de son puissant bec corné. Grâce à lui elle peut également rajouter les oursins ou les limules à ses menus.


Leur menace: Les tortues caouannes sont de grandes migratrices, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux captures accidentelles dans les filets ou les lignes de pêche. Leurs sites de pontes sont menacés par le développement du tourisme.